© Esmérald'Art
Nous rêvons de transmettre à nos enfants nombre de valeurs que nous jugeons essentielles : la solidarité, le respect, l’écologie, la consommation raisonnée… L’eau est non seulement un enjeu prioritaire mais c’est aussi un élément formidable pour aborder ces points, et plus encore, amener nos enfants à devenir des citoyens conscients et ingénieux qui sauront vivre sur cette planète en pleine transition.

Dans bien des situations, avoir des enfants nous confronte à plusieurs difficultés. L’une d’elles, et non des moindres, est de nous retrouver face à de petits humains en perpétuelle demande de « plus », pour faire comme les copains, parce que la « télé » l’a dit ou parce que c’est normal à l’école. L’enfant est un public cible idéal dans notre société de surconsommation, car il a rarement l’esprit critique nécessaire pour remettre ses désirs immédiats en cause et la notion d’argent reste abstraite jusqu’à un certain âge. Sans parler de l’immaturité émotionnelle qui rend l’enfant facilement frustré face à quelque chose dont il a envie et qu’il ne peut avoir, l’amenant à s’exprimer bruyamment ou violemment au milieu du magasin. Existe-t-il plus beau moyen de pression sur un parent pour l’amener à mettre la main au portefeuille ? Tout est bien rodé et nous voilà, parents désarmés, face à un mode de vie que nous ne voulions pas vraiment transmettre mais qui, par la force des choses, nous emporte dans le courant implacable des lois du marché.

Remettre du sens dans nos actes

Si accueillir la frustration de son enfant est une étape incontournable à la résolution de la situation suscitée, il n’en reste pas moins vrai qu’on peut s’interroger sur le sens d’un refus ou d’un oui, et sur ce que cette réponse a appris et transmis comme valeur à l’enfant. En s’interrogeant sur le sens de nos actes, peut-être pourra-t-on entrevoir du sens à nos modes de vie. Ainsi, est-il raisonnablement justifiable d’avoir une piscine impeccablement entretenue dans son jardin quand tant de personnes n’ont pas accès à l’eau potable sur la planète ? Quid des gens qui lavent leur voiture à l’eau potable ? Ou des voiturettes municipales qui mettent de l’eau savonneuse sur le bitume pour « laver la rue » ? L’eau devient un formidable prisme de remise en question à la lumière duquel nous apprenons à regarder différemment. Des toilettes sèches ? Jamais ! Mais est-il vraiment normal d’uriner dans des litres et des litres d’eau potable chaque jour ? Pourquoi n’y a-t-il pas dans nos sociétés un circuit d’eaux déjà usées (par exemple celles du bain) pour alimenter les toilettes ?

Apprendre le « non gaspi »

Les enfants peuvent être d’une créativité et d’une perspicacité extraordinaires. En soulignant les incohérences de notre mode de vie, ils peuvent aussi apprendre à porter un regard critique sur leurs actes, ainsi que sur ceux des adultes, et proposer des solutions qui ne nous avaient pas encore […]

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