© Jenny Balmefrézol-Durand
Si cultiver des fruits et légumes permet de se nourrir au sens premier du terme, cette activité très complète est également nourrissante pour l’esprit. Le printemps est le moment propice pour se lancer dans l’aventure du jardinage ! À faire seul ou à partager en famille, en pots ou en pleine terre, chacun fera comme il veut ou comme il peut. Si petit soit-il, avoir un jardin est aujourd’hui un geste militant, une forme d’opposition à la main-mise des multinationales qui nous vendent des produits de qualité bien souvent très médiocre. C’est une façon de montrer que l’on peut se nourrir mieux et à proximité. Faire son jardin à l’heure actuelle est un acte politique1. Travailler la terre, en plus d’être une action de production de denrées alimentaires, est un moyen concret de contribuer à la sauvegarde de la planète et de la biodiversité. Cette activité a également l’énorme avantage (si elle est pratiquée sans produits chimiques) d’être saine pour le corps et pour l’esprit !

Connexion, reconnexion

Le silence du jardin invite à un silence intérieur qui laisse place à la détente et à l’observation. Ces moments, les mains dans la terre, nous connectent à elle, celle qui nous nourrit depuis la nuit des temps, celle que certains nomment « la pacha mama2 » (la terre mère). Le calme nous met en lien avec la vie du potager, ses sons, ses odeurs, ses histoires, ses habitants, etc. Mais aussi avec nous-même, dans notre for intérieur. « Quand je suis au jardin le temps s’arrête... Je suis avec moi-même dans une grande simplicité, je ne me pose pas de question, je sais ce que je dois faire. En tête-à-tête avec un moi profond, face à la nature. J’ai besoin de ces moments de connexion qui me permettent d’être par la suite plus présente et patiente avec les autres », témoigne Leïla. En tant que parent, il est parfois rare d’être seul et même si la présence de nos enfants nous ravit, les temps de connexion à soi sont importants. Le jardinage est une belle opportunité de se retrouver soi-même tout en faisant une activité concrète, bénéfique pour tout le foyer. Certaines fois aussi, nous partagerons avec joie ces moments avec nos enfants. « Tant d’enfants ne savent pas comment pousse une carotte, à quoi ressemble une cosse de petit pois ou pourquoi les plantes fleurissent. En tant que parent, grand-parent ou autre proche, il est naturel de vouloir les reconnecter à la terre et à la réalité de leur alimentation. Et, généralement, ils aiment ça !3 ». Quand on a un jardin familial, bien souvent on arrose à la main avec un simple tuyau. On ne contrôle pas le débit de l’eau et on a beau être pressé, agité intérieurement et (ou) physiquement, cela n’a aucun impact sur la finalité. On a donc juste à accepter le temps qui passe à son juste […]
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Ardéchoise d'adoption, j'habite avec ma famille en pleine nature dans une petite ferme traditionnelle. Je suis une Maman-Passion de trois enfants. Je vis un quotidien passionnant et rebondissant entre le travail à la ferme (agriculture biologique, permaculture), l'instruction en famille en unschooling, mon activité de doula, énergéticienne, d'art-thérapeute et l'écriture. Notre ferme est un lieu de vie et d'expérience où le projet est de relancer des savoir-faire ancestraux et vivriers dans le but d'une acquisition d'autonomie et de partage. Nous nous intégrons dans un réseau solidaire de nombreuse familles ardéchoise que se soit pour la paysannerie, la parentalité bienveillante ou l'IEF. Nous militons au quotidien par notre mode vie, nous sommes engagés pour un « mieux vivre » et ensemble de préférence!

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