© Nadège Simon Dondini
Suivre le rythme des saisons en cuisine, cela signifie utiliser avant tout des produits locaux et de saison. Autrement dit, on oublie les tomates en hiver, ou alors, on utilise celles qu’on a transformées en coulis et mises en bocaux pendant l’été ! Ça, c’est la règle de base, à laquelle s’ajoutent quelques bons réflexes à adopter. Sans oublier, bien sûr, les notions fondamentales de partage et de plaisir, indissociables de la cuisine, qui plus est lorsque celle-ci est de saison et que l’on sait d’où viennent les aliments disposés sur la table ou, mieux, que l’on a contribué à faire pousser et à cueillir ceux-ci !
 

Si l’on a un potager ou si l’on se fournit en fruits et en légumes à la ferme du coin, c’est facile de s’en tenir au rythme des cultures. Sinon, on trouve facilement, dans le commerce ou à imprimer, des calendriers des fruits et légumes, qui nous indiquent mois par mois ce que l’on peut trouver. Il ne reste plus qu’à l’accrocher dans sa cuisine ; c’est un bon point de repère pour nous aider à concocter nos menus et à élaborer nos listes de courses.

Enfin, pour privilégier les produits locaux (pas seulement du pays, mais ceux qui sont vraiment cultivés à proximité de notre lieu de vie), on peut prendre l’habitude de vérifier la provenance de ceux que l’on achète. Pour les fruits et les légumes, celle-ci est obligatoirement indiquée sur l’étiquette ou la pancarte de prix, que ce soit au marché, à l’épicerie ou au supermarché. Cela évite, par exemple, d’acheter des pommes des Hauts-de-France lorsqu’on réside en Bretagne… Et cela s’applique bien sûr à toutes les autres denrées que l’on peut être amené à acheter : farine, œufs, pâtes, fromage, viande, etc.

C’est un peu plus compliqué pour les produits transformés et/ou non frais : la provenance de leurs ingrédients y est rarement mentionnée. Pour les produits issus de l’agriculture biologique, le logo (UE/non UE) permet néanmoins d’en connaître l’origine géographique approximative.

Enfin, n’oublions pas la cueillette sauvage, qui, si elle nécessite tout de même une bonne connaissance des plantes et des fruits que l’on peut être amené à glaner au cours de nos balades (et aussi de la manière de les cueillir), permet de goûter, saison après saison, ce que la nature a à nous offrir au plus proche de chez nous. Et quel bonheur de partager cela en famille !

Quelques chiffres

Lorsque les premiers beaux jours s’annoncent, on rêve parfois d’avancer le moment où l’on va pouvoir de nouveau déguster des fraises… sans attendre que celles du jardin mûrissent !

Avant de craquer pour celles d’Espagne qu’on trouvera dès le mois d’avril sur les étals, ­rappelons-nous que le chauffage des serres dans lesquelles elles ont poussé est source d’émissions massives de gaz à effet de serre. Sans compter que ces serres sont souvent éclairées la nuit…

Pour illustrer le […]

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