Cécile Flé est thérapeute énergéticienne. Après un parcours universitaire en psychologie, elle suit une formation en Santé Humaniste. Dans le livre Créer des liens, elle propose d’accompagner les familles adoptantes dans la création de liens avec leur(s) enfant(s). Vaste sujet… déjà complexe pour les familles de « bébés “faits maison” ». Pour cet accompagnement, elle appuie sa recherche sur la mémoire cellulaire (propre à tout individu), la sensorialité perturbée, le maternage de proximité et la fabuleuse hormone de l’amour : l’ocytocine. Cet ouvrage foisonne d’informations tout en étant succinct et accessible. Les sujets sont clairs et précis, et ils vont droit au but. Divisé en cinq chapitres, ce livre propose des pistes et outils concrets pour comprendre et développer ce lien création. Le premier chapitre parle de blessures, ce qu’il peut être utile de savoir avant d’entrer en relation avec cet enfant, parfois tant attendu. Grossesse non désirée, accouchement difficile, hospitalisation, orphelinat sont autant d’occasions pour les enfants de vivre des blessures. Il est ensuite question de la responsabilité parentale, le questionnement d’un nouveau rôle et la résurgence de nos plaies d’enfants, des sujets qui viennent s’entrechoquer avec les difficultés des enfants. Ensuite, Cécile Flé évoque les besoins de l’enfant, de la sécurité à l’écoute, en passant par la verbalisation des émotions. On trouve dans ce deuxième chapitre un formidable outil : « le vocabulaire des émotions », utile pour nuancer et identifier nos ressentis et ceux de nos enfants, lorsque l’on ne trouve pas les mots. L’autrice nous guide pour repenser la relation à l’enfant. Elle nous invite à accompagner son autonomie, à lui faire confiance, favorisant un lâcher-prise salvateur. Le troisième chapitre identifie ce qui peut fragiliser, malmener le lien qui se crée doucement entre un enfant et ses parents. Cécile Flé y aborde l’hypersensibilité sensorielle et émotionnelle, les peurs et leurs conséquences sur les enfants et sur les relations qu’ils tissent.

Pour entretenir et développer les liens

Le quatrième chapitre évoque la vigilance nécessaire pour entretenir ce lien. Par exemple, les éventuels soucis de santé à répétition peuvent avoir des significations sous-jacentes quant au lien d’attachement et au sentiment de sécurité de l’enfant. Les événements de la vie peuvent devenir un bouleversement. Enfin, le cinquième et dernier chapitre nous livre des outils « tisseurs de liens », une liste non exhaustive de choses qui permettent de créer et d’entretenir ces liens indispensables à un développement serein et harmonieux de l’enfant et de ses relations (relations à soi, familiales…). On y parle de l’ocytocine, mais également d’allaitement, de portage, de jeux… On y trouve notamment deux paragraphes où il est question de « re-programmation » et de réparation, où comment faire lorsque l’on agit différemment de ce que l’on souhaite, de ce que l’on sait. Car malgré tout ce que l’on peut lire, écouter, regarder, malgré toute la connaissance que l’on peut emmagasiner, il y aura des « loupés ». Mais rien n’est jamais perdu ! L’autrice nous guide pour apprendre à modifier notre […]

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