De plus en plus de femmes se tournent vers des méthodes de contraception naturelles pour éviter les effets indésirables des méthodes de contraception classiques. Ni rétrogrades, ni marginales, ni magiques, les méthodes « naturelles », qui consistent davantage à observer le cycle féminin, ont gagné en fiabilité depuis l’époque de nos grand-mères. Voici un bref tour d’horizon de différentes méthodes. Initialement créée dans les années 1950 par un couple de médecins australiens catholiques pour éviter l’utilisation des contraceptifs prohibés par la religion, la méthode Billings est la pionnière de la contraception naturelle moderne. Revisitée par les militantes féministes, sa mise en pratique demande d’être à l’aise avec son corps. Le principe consiste à observer la modification de la glaire cervicale durant le cycle. Comment ? En observant sa glaire entre les doigts. Une glaire liquide transparente proche de l’aspect d’un blanc d’œuf indique la période de l’ovulation. L’observation des traces sur les sous-vêtements et sur le papier toilette ainsi que l’odeur sont également des indicateurs à considérer.

La méthode des températures

Influencée par l’activité hormonale, la variation de la température corporelle est un indicateur à prendre en considération en termes de contraception naturelle. Il s’agit de mesurer sa température chaque matin au réveil, avant de se lever, avec un thermomètre de précision. Le suivi de la courbe de température lors de chaque cycle permet de savoir si nous nous trouvons en période fertile ou non. La sécrétion de la progestérone liée à l’ovulation entraîne une légère augmentation de la température de 0,3 à 0,5 °C. Cette hausse reste effective jusqu’à la fin du cycle et indique une période de non-fertilité.

La méthode symptothermique

Combinant l’auto-observation de la glaire, de la température et du col de l’utérus, cette méthode est la plus recommandée en matière de contraception naturelle. Le col de l’utérus change d’aspect durant le cycle menstruel. En phase ovulatoire, il est haut, mou, doux, ouvert et glissant. D’autres signaux corporels sont intéressants à observer : douleur localisée, seins tendus, légère prise de poids, saignements, hausse de la libido, gonflement de la vulve, variations émotionnelles... C’est une façon de se reconnecter à son corps, à son intimité, à ses émotions et de se réapproprier son cycle menstruel.

La méthode calendaire dite Ogino

Basée sur l’observation de la longueur des cycles, elle permet de calculer la phase ovulatoire par anticipation. Si, dans un cycle menstruel, la phase post-ovulatoire est fixe ou presque, ce n’est pas le cas de la phase pré-ovulatoire. La moyenne de la période post-ovulatoire est de quatorze jours, mais ce n’est qu’une moyenne ! Ces calculs restent donc assez aléatoires.

Le retrait ou coït interrompu

Le partenaire se retire du vagin avant l’éjaculation pour empêcher la rencontre entre les spermatozoïdes et l’ovule. Nécessitant une grande confiance en son partenaire, et une excellente connaissance par celui-ci des signes avant l’éjaculation, cette technique reste assez peu […]

La suite de cet article est réservée aux abonné·e·s

Choisir une formule
d'abonnement
Je suis déjà
abonné·e

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.