En aucun cas nous ne pourrons nous défaire de nos blessures d'enfance et s'identifier à elles est un écueil dans lequel il ne faut pas tomber. Elles font partie de nous et sont toutes à l'origine de croyances limitantes intégrées par notre enfant intérieur qui ont eu leur utilité à un moment donné de notre vie. Aujourd'hui nous pouvons prendre la responsabilité de nous en défaire en prenant la décision de dépasser ces croyances pour enfin vivre centré, dans une plus grande authenticité avec nous-même. « La responsabilité implique que vous êtes responsable de la manière dont vous vivez ce que vous avez vécu, de ce que vous faites de votre souffrance » sans que pour autant l'autre ne soit pour rien dans votre souffrance mais « votre guérison ne dépend que de votre décision1 ». Nos masques peuvent devenir une force, des atouts supplémentaires pour manifester qui nous sommes vraiment.

En chacun de nous, il y a des blessures liées à notre peur de ne pas être aimé qui orientent nos réactions, nos interprétations, nos relations... puisque, pour nous protéger de la souffrance qui en découle, notre mental (notre ego) se saisit d'un masque qui oriente notre vision de la vie et notre manière d'entrer en relation. Partant du principe que le corps ne ment pas, que lui seul peut nous ramener à notre réalité dans l'espace et le temps, Lise Bourbeau2 distingue cinq blessures émotionnelles à l'origine de notre apparence extérieure et de nos comportements comme grille de lecture, quelles que soit notre culture, notre éducation ou notre position géographique. « Nous sommes tous une composition de ces cinq blessures à des degrés différents, une ou deux sont prédominantes3 ».

À l'origine d'une blessure, le parent

Pour chacune des blessures, un parent est concerné. Attention, il ne s'agit pas de lui faire porter la responsabilité de la blessure, le parent a rarement l'intention de blesser son enfant. Tout est affaire de ressenti, de façon de percevoir son parent. Qu'il y ait un fait avéré (un réel abandon à l'origine d'une adoption, par exemple) ou pas, l'enfant s'est senti humilié, trahi, rejeté, abandonné... Bien souvent l'histoire se répète et le parent souffre lui-même d'une blessure identique dans le ressenti. « Le parent avec lequel on a l'impression de mieux s'entendre une fois adolescent est celui avec lequel on a le plus de choses à régler4 ». Se distinguent donc par ordre chronologique d'apparition, entre 0 et 7 ans, la blessure de rejet et son masque du fuyant, la blessure d'abandon et son masque du dépendant, la blessure d'humiliation et son masque du masochiste, la blessure de trahison et son masque du contrôlant puis enfin la blessure d'injustice et son masque du […]

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