© Nehemie
Le moment de la naissance d’un enfant, celui où il prend son premier souffle, est aussi celui où il est nommé et prend sa place dans la société : c’est son premier élément d’identité. Il arrive souvent que ses parents l’aient nommé avant même son premier souffle de vie, pendant la grossesse, comme il arrive que ce prénom ne soit finalement pas retenu une fois leur bébé dans leurs bras. Nous allons réfléchir ensemble sur ce choix tant porteur de sens en conscience... comme inconsciemment. Céline Bourouaha1, thérapeute notamment experte en constellations familiales, considère le prénom comme un élément qui en dit long sur notre mission de vie, que « le choix d’un prénom n’est pas un hasard2 ». L’épigénétique, la science des gènes, a montré qu’un drame provoque un marqueur génique susceptible de se transmettre de génération en génération. Cette avancée montre que la mémoire transgénérationnelle se transmet. Or, chacun de nous a une place particulière au sein de son clan familial : au moment de notre naissance, nous en sommes tous le dernier né. Notre prénom en dit bien plus finalement que notre nom de famille partagé par tant de membres du clan. Autrefois, le nom faisait référence à un titre, à un métier, à une origine géographique ou à un événement. Il racontait déjà une histoire. Pour Gérard Athias3, « Avoir un nom, c’est avoir un sens. Nos parents nous donnent surtout des informations sur notre histoire familiale. Puis notre identité se complète avec le prénom. Comprendre notre prénom, c’est ouvrir le livre de nos ancêtres : c’est toute leur histoire qui peut être racontée, c’est le livre de notre vie préinscrit le plus souvent avant notre naissance. » Autour du choix d’un prénom, il y a une légende, une histoire : un prénom qui fait référence à un livre, un·e artiste, un contexte, etc. que le parent peut relater. Il y aurait une histoire derrière l’histoire, une loyauté envers le clan au moment où le choix est posé. Soyons clair : le prénom ne dit pas le secret au sens d’événement caché en conscience par le clan mais bien le non-dit, c’est-à-dire ce qui est caché, certes, mais involontairement. Le dictionnaire des prénoms ne suffisant pas à expliquer ce choix, Céline Bourouaha précise : « Dans un prénom, il y a la base qui va être commune à tous les arbres – généalogiques – mais il va y avoir une spécificité au sein de l’arbre lui-même. »

Qui nomme ?

Pour Céline Bourouaha, « Les grands-parents agissent, les enfants subissent, les petits-enfants payent. C’est la triangulation transgénérationnelle où je suis plus proche de porter les bagages de mes grands-parents que de mes parents. » Prenons l’exemple du prénom Camille, « l’enfant qui n’est pas dans le bon sexe » est un cas presqu’unique : prénom androgyne par […]

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Grandir Autrement a accompagné mes premiers pas de maman (et ceux du papa) en 2007, la naissance de chacun de mes 4 enfants, ma vie en Turquie puis en Nouvelle-Zélande ainsi que ma naissance de Femme heureuse au service d’autrui. Educatrice spécialisée titulaire d’un master en psycho-sociologie, mon parcours est jalonné de formations en Naturopathie puis en Médecine Traditionnelle Chinoise, en développement personnel, spirituel et en mémoire cellulaire. Rédactrice depuis 2013, un temps au Conseil d’Administration, je me régale du travail effectué par l’équipe grâce à laquelle j’apprends encore et prends un réel plaisir à partager les sujets qui me tiennent à coeur.

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