© Mélanie Mélot
Comme on peut le voir tout au long de ce dossier, les saisons ont une influence certaine sur nos ressentis, notre énergie, notre attirance pour telle ou telle activité. Comment imaginer dès lors que celles-ci puissent ne pas en avoir sur notre venue au monde ? Selon que l’on naît en janvier ou en juillet, notre premier contact avec le monde extérieur sera en effet bien différent. J’ai eu envie de me pencher sur cet aspect des débuts de la vie, et sur la façon dont la saisonnalité de notre naissance s’imprime en chacun de nous.

Mon premier enfant, un garçon, est né en décembre. Mes filles sont nées toutes les deux en mai. Outre les circonstances, indépendamment de la saison, de leurs naissances respectives, leur arrivée dans le monde et, au-delà, leurs premiers jours puis leurs premières semaines de vie ont eu une tonalité bien différente selon qu’il ou elles sont né·es en hiver ou au printemps.

Pour l’un, le premier contact avec l’extérieur se fit dans le froid piquant de l’hiver, chaudement vêtu, seuls son petit visage et ses petites mains émergeant de l’épaisseur de tissu et de laine qui le recouvrait.

Pour les autres, un body, un pyjama léger et un petit bonnet de coton ont suffi à les habiller et nous avons passé le plus clair de notre temps dehors : au jardin, dans le hamac, étendues sur un tissu déployé dans l’herbe.

Dedans/dehors : premières sensations

Je me souviens des premières sorties avec mes bébés. Pour mon fils, qui était tout petit (né avec quatre semaines d’avance), je me revois encore l’emmitoufler dans de chauds vêtements avant de le glisser dans l’écharpe et d’enfiler mon manteau. Je sortais assez peu, au début, avec lui. Lorsque je le faisais, c’était surtout pour prendre l’air, et pour bouger un peu aussi ; j’éprouvais le besoin de respirer l’air vif et de me dégourdir les jambes. Lorsque j’étais dehors, j’étais d’ailleurs toujours en mouvement : il faisait trop froid pour envisager d’aller simplement s’asseoir dans l’herbe ou sur un banc !

Avec mon fils, je me remémore surtout les moments où nous étions lovés tous les deux sur le canapé, sous un plaid, devant un bon feu de bois, souvent avec un mug de tisane, un livre, un film ou de la musique. Et les tétées, bien au chaud, à l’intérieur. J’étais bien dedans, je n’éprouvais que peu le besoin de sortir, ou seulement pour de courts moments.

Avec mes filles, en revanche, j’ai énormément de souvenirs en extérieur dès les premiers jours. Nous cherchions l’ombre et la fraîcheur sous les arbres dans le jardin. Je me régalais de cerises pendant qu’elles tétaient. Elles ne portaient, bien souvent, qu’une couche et un body, ou seulement une couche… Voire rien du tout ! Je me souviens aussi de l’omniprésence du chant des oiseaux […]

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Maman de trois enfants, j'ai vu mes convictions quant à la nécessité de prendre soin de soi, des siens et de son environnement renforcées par la maternité. Déjà utilisatrice de produits naturels et privilégiant une alimentation la plus saine possible élaborée à partir de produits bio et locaux, j'ai tout naturellement poursuivi dans cette voie en allaitant mes enfants et découvert par la même occasion que je pratiquais le maternage proximal, étant aussi une adepte du cododo et du portage intensif en écharpe. Une fois plongée dans le bain, à l'écoute des besoins de mes tout-petits, je me suis passionnée pour la bienveillance et la non-violence rapportées à l'éducation. Et cela n'a plus cessé depuis ! Quand j’ai découvert Grandir Autrement, peu après la naissance de mon premier enfant, je me suis reconnue dans bien des témoignages, je me suis sentie concernée par les thèmes abordés et j’ai aimé d'emblée la façon dont les sujets étaient traités. Enfin un magazine qui parle de ce que je vis et ressens au quotidien, me suis-je dit ! C’est donc tout naturellement que j’ai eu envie de participer à l’élaboration de ce magazine en y adjoignant ma passion pour l'écriture afin de contribuer à la diffusion de sa philosophie qui m'a si bien éclairée sur mon chemin de maman.

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