© Jenny Balmefrézol-Durand

Dans cette période de grande perturbation, un grand nombre de problèmes surviennent. Il semblerait que cette situation pointe du doigt les failles de notre système imposé par des dirigeants qui, malgré les alertes de beaucoup d’entre nous, continuent depuis trop longtemps comme si de rien n’était, tirant pour leur part allègrement profit de la situation.

Si la peur paraît être la réponse principale véhiculée par les médias de masse, il y a néanmoins un autre regard possible, un autre paradigme. Prendre des précautions afin de protéger les plus fragiles va de soi et reste essentiel, pour cela l’empathie sera une fois de plus notre meilleur alliée. Mais, c’est sans sombrer dans la panique que je vous propose de faire un pas de côté pour emprunter le chemin de l’amour.

La société, de par son fonctionnement, nous a poussés petit à petit à séparer les membres de la famille et ce, de plus en plus tôt et de plus en plus longtemps, créant alors des incompréhensions et des manques. À peine a-t-elle accouché qu’une mère confie son bébé à une tierce personne pendant qu’elle retourne au travail dans un souci de productivité et de rendement. Quel monde avons-nous créé qui ne puisse unir les mères à leurs bébés ? La plupart des familles déposent leurs enfants le matin à l’école ou chez une nounou comme si cela était une évidence. Ce qui semble anormal aujourd’hui, c’est d’être ensemble. Une femme qui materne son enfant et l’allaite au long cours, un père présent, travaillant à mi-temps, une famille unie qui fait le choix de ne pas scolariser, c’est suspicieux. L’amour n’est pas une justification suffisante au regard de la société, il est même parfois mal vu et perçu comme douteux. Visiblement, il va de soi dans notre monde que les enfants dès l’âge de 3 ans soient enfermés dans des salles de classe ou ils ne choisissent rien (ou si peu) de leurs faits et gestes. Cette pandémie, malgré ses inconvénients de santé indiscutables, a au moins le mérite de réunir les familles. Profitons alors de ce moment pour retrouver et cultiver la bulle d’amour familial qui saura renforcer les liens (et les défenses immunitaires qui sont en partie régies par notre état émotionnel). Jouons ensemble, lisons des livres, partageons des moments authentiques, cuisinons, faisons des balades dans la nature sauvage (pour ceux qui le peuvent), inventons des histoires, dansons, chantons ! Ce temps de confinement est une magnifique opportunité de remise en question, de recul sur nos vies, sur nos choix, sur nos actions. Respirons et saisissons l’occasion de nous regarder dans les yeux, de nous chouchouter, de rire avec nos enfants, de prendre soin les uns des autres. Cette épreuve est une invitation à changer de rythme, à ralentir. Regardons nos vies d’un autre œil, respirons encore et encore. Diffusons l’amour par nos pensées, par nos actes aussi simples soient-ils. Incarnons le plaisir d’être ensemble. Profitons de nos enfants sans conditions, sans artifices. Profitons de ce moment pour prendre soin de nos aïeux, avec des mots, des actes et des pensées. Prenons des nouvelles, soyons unis même à distance.

Le temps du changement…

Les égrégores1 sont actuellement lourds, chargés d’angoisse et de panique. L’énergie ambiante que diffusent nos pensées et nos paroles impacte chacun d’entre nous. Si nous voulons de la douceur, de la force et de l’amour pour traverser cette étape pour l’humanité, incarnons nous-mêmes la douceur, la force et l’amour. Ce temps de retour aux sources dans nos foyers est un rendez-vous avec nous-même et avec notre famille. Profitons de ce moment pour être présent, dans l’instant, pour observer nos vies, pour écouter au fond de nous-même. Prenons le temps de faire les choses plus lentement, autorisons-nous la contemplation, soyons là pour nous et pour nos enfants. Et si pour certains d’entre nous c’est douloureux, compliqué ou même conflictuel, alors cette mise en lumière sera une porte ouverte vers le changement, vers l’amélioration de nos rapports aux autres et à nous-même. Très certainement, comme souvent en cas de crise, certains prendront conscience des imperfections de leurs vies, certains même, après cela, n’iront plus travailler, sortiront leurs enfants de l’école, changeront de mode de vie, etc. Peut-être que nos priorités se décaleront et prendront une tout autre forme, une autre direction. Accueillons, profitons…

Au-delà de la peur : l’Amour

Si je ne me laisse pas happée par les énergies négatives ambiantes, si je ne rentre pas dans le jeu de la peur et de la panique diffusé très largement par les médias, ce que je ressens très fort en moi et en chacun de nous c’est un immense potentiel d’amour qui nourrit toute chose et tout être. Invitons cet amour dans nos maisons, donnons- lui une place de choix, célébrons-le, embrassons-le ! Que la guérison des hommes ne se contente pas de soigner ce virus, qu’elle soit plus grande et touche nos cœurs pour créer un présent et avenir plus doux, plus justes.


1 – Un égrégore est le produit d’un courant de pensée collective. Lorsque de nombreuses personnes focalisent leurs pensées et leurs paroles sur un même objet, ils développent une énergie commune perceptible pour tous de manière énergétique, c’est l’égrégore.

 

2 COMMENTAIRES

  1. “Ce qui semble anormal aujourd’hui, c’est d’être ensemble.”
    Que c’est vrai. Quel aveuglement nous fait oublié ces fondements de la vie!! Ouvrons les yeux et changeons!
    Merci pour vos riches articles très justes!

LAISSER UN COMMENTAIRE

Saisissez votre commentaire svp !
Saisir votre nom ici svp

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.