© Sylvie Durand
Faire son arbre généalogique, c’est à la fois avoir une vue d’ensemble de la composition de sa famille, visualiser les liens qui unissent ses membres, mais aussi en apprendre davantage sur son histoire et mieux percevoir comment nous nous y inscrivons, avec la part d’inconnu qui la constitue et qui parfois demeure, malgré les recherches entreprises, ses accidents, ses mystères et ses révélations : un voyage passionnant et souvent plein de surprises ! La généalogie, du grec genea, « génération », et logos, « connaissance », est la « liste des membres d’une famille établissant une filiation1 » et, par extension, la pratique ayant pour objet la recherche de la parenté et de la filiation des personnes. Elle permet d’établir l’histoire d’une famille. On distingue la généalogie ascendante, qui consiste à rechercher les ancêtres d’une personne, et la généalogie descendante, dans laquelle on recherche au contraire ses descendants. Sa représentation graphique prend souvent la forme d’un schéma arborescent, avec un individu racine à partir duquel se déploie l’ascendance sous forme de branches et de feuilles, d’où le terme d’« arbre généalogique ». Cette représentation est pourtant paradoxale à bien y réfléchir, car la racine d’un arbre, en milieu naturel, est ce qu’il y a de plus ancien, alors que les branches et les feuilles sont plus jeunes. Logiquement la racine d’un arbre généalogique devrait donc être l’individu le plus vieux de la lignée, mais il est souvent difficile de le connaître lorsqu’on entreprend de telles recherches. L’image de l’arbre est néanmoins très parlante, dans l’idée que nous nous enracinons, en tant qu’individu, avec, « au-dessus » de nous, l’influence de tous ceux qui nous ont précédé. D’autres types de présentations existent, comme la représentation circulaire ou semi-circulaire, ou la liste d’ascendance. Grâce aux technologies actuelles d’information et de communication, c’est une pratique qui s’est beaucoup développée et qui est devenue facilement accessible. Quand, auparavant, il fallait se déplacer à la mairie de la commune concernée pour consulter les archives des registres d’état civil, ce sont maintenant des documents que l’on peut souvent consulter à distance, via Internet, une grande partie des archives étant désormais numérisées.

Recherches et transmission

Entreprendre des recherches généalogiques permet d’en apprendre davantage sur ses ancêtres, savoir d’où ils viennent, découvrir où et comment ils ont vécu, quel était leur métier, mais aussi d’en savoir plus sur son patronyme. Les documents tels que les actes de mariage, de naissance et de décès, lorsqu’ils existent, peuvent être un moyen de retrouver la trace de ses ancêtres et d’obtenir un certain nombre d’informations les concernant, mais il ne faut pas négliger non plus la parole des anciens. Quelle meilleure « photographie » d’une époque, d’une famille, de son histoire en effet que le récit que peut en faire un.e aïeul.e ? Bien sûr, celui-ci ou celle-ci n’a pas forcément connaissance de tous les détails et événements qui ont marqué cette période, ses souvenirs et son point de vue sont forcément « biaisés […]

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