© Mario Léveillé de Pixabay
Votre enfant a oublié sa nouvelle figurine dans le bus, il a pris le pot de miel mal fermé par le haut… En étant déjà conscient que la punition et l’humiliation n’ont pas leur place dans votre approche d’une relation respectueuse de la personne, dans l’immédiat, vous accueillez ses sentiments en toute bienveillance. Chacun et chacune retrouve son calme à son propre rythme. Et après, que faites-vous ? Pour tirer des avantages de chaque expérience, un discours qui met en valeur les compétences et les capacités humaines est nécessaire. Sans lui, nous construisons, sans le savoir, un système de croyances négatives affectant l’estime de soi de l’enfant. Les enfants apprennent chaque jour. Notre attitude et notre vision de la vie sont des outils très puissants dans cette dynamique d’apprentissage quotidien. Nous connaissons maintenant davantage de choses au sujet de la plasticité cérébrale, et du pouvoir de nos réactions et de notre parole sur le système de croyances qui se met en place à travers la répétition. Si, à chaque fois qu’un enfant traverse une contrariété, son parent le punit, l’accuse ou bien essaye de le protéger en cherchant des solutions immédiates et d’agir à sa place pour lui éviter tout malheur, alors cet enfant grandira avec la croyance basée sur « Je fais mal les choses, je suis coupable et ce sentiment m’envahit à chaque fois que je commets une erreur » ou « Je suis incapable de trouver des solutions et mon bien-être par moi-même ».

Montrer l’exemple ne suffit pas

Si nous voulons montrer comment prendre dans ses mains un pot de miel, nous prenons celui-ci en le tenant par le côté et par en-dessous. L’enfant observe et assimile le geste. Il aura plus ou moins besoin d’informations verbales pour comprendre. Un parent pressé peut facilement se surprendre en train de tenir le pot de miel par le couvercle en même temps qu’il prend la cuillère pour vite débarrasser la table et le tout tombe ! Que faisons-nous après un échec, une déception, un raté ou un oubli personnel ? Nous blâmons-nous en nous disant « je suis un bon à rien », « je suis nul ! » ? Passons-nous en revue nos anciennes erreurs ? Abandonnons-nous complètement le domaine en question pour éviter des catastrophes ou une nouvelle déception ?

La puissance de l’interprétation des faits

Une maman raconte : « Nous sommes partis en vacances. Nous allons faire deux escales avant d’arriver à notre destination principale. Au moment de l’embarquement à la deuxième escale, le personnel au sol nous demande le certificat de naissance de notre fils. Nous n’avons jamais pensé à apporter un tel document. Vingt-quatre heures se sont écoulées avant que nous nous retrouvions finalement installés dans un siège d’avion. Dès que le moment de stress est passé, je me suis dit qu’il était important de voir le “côté positif” et nommer tout ce que ce désagrément nous avait appris. Par exemple, qu’il y a des pays qui changent leurs lois douanières d’une année sur l’autre (du fait que nous avions déjà visité ce même pays et n’avions pas eu besoin de ce […]

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