© Maud Anelli
Dans notre société patriarcale, le cycle menstruel féminin a progressivement été réduit à son strict but : procréer. Toutefois, il n’est pas uniquement composé de deux parties : les règles et la période de fécondité. Il est bien plus riche, bien plus fluctuant. On entend souvent parler du syndrome prémenstruel, mais il existerait quatre phases ayant chacune leur importance. Apprendre sur les cycles, être à l’écoute de son corps et comprendre ses fluctuations permettent de mieux se connaître d’une part, et de savoir comment réagir selon les périodes. C’est aussi renouer avec la puissance de la féminité en étant capable de connaître ses besoins et en y répondant selon la phase dans laquelle la femme se trouve. Autrefois, le cycle menstruel était vu comme sacré, source de créativité et de pouvoirs. Aujourd’hui, le cycle menstruel est ignoré. Par-ci, par-là naissent des concepts visant à se rapprocher de ces cycles et de leurs phases. Souvent initiés par des doulas1, des ateliers sont organisés autour de ce qui est volontiers nommé les lunes. Pour les femmes, renouer avec leurs cycles menstruels est l’occasion de mieux se connaître, mieux se comprendre et de se rapprocher de sa créativité. C’est aussi l’occasion d’en finir avec la culpabilité de certaines périodes du cycle durant lesquelles la femme est moins productive, plus encline au repos. Sur les réseaux sociaux, qui sont souvent libérateurs de parole, les femmes parlent de plus en plus aisément des désagréments de leurs cycles, ainsi que de leur baisse de créativité et de motivation à certaines périodes. De belles initiatives, qui prennent de l’ampleur à l’image du compte @kiffetoncycle sur Instagram, accompagnent et aident les femmes à déculpabiliser. Nous découvrons ainsi que dans certains pays, les femmes peuvent se voir proposer un arrêt maladie durant leurs règles. En France, nous sommes plutôt dans une culpabilisation de la femme pour ses baisses de régime et dans l’ignorance des cycles féminins. Dans son livre Lune Rouge, Miranda Gray2 définit quatre phases pour le cycle féminin3. Elle compare le cycle féminin de vingt-huit jours à celui de la lune qui dure vingt-neuf jours. Elle rapproche ainsi la femme et la lune exprimant par là le féminin-divin.

Les quatre phases selon Miranda Gray

Ces phases ne sont pas séparées les unes des autres mais se fondent progressivement les unes dans les autres. Les pistes indiquées ici sont des conseils pour vivre au mieux les différentes phases qui composent le cycle féminin. • La phase de la Sorcière : c’est la période des menstruations. Durant cette période, les femmes ont besoin d’être centrées sur elles-mêmes. C’est le moment de prendre soin de soi. C’est, en quelque sorte, la mort du cycle précédent, un peu comme la saison de l’hiver. Pour se sentir au mieux, la femme devrait se centrer sur elle, […]

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