© Jenny Balmefrézol

J’ai été enceinte de mon premier enfant en 2009 puis je me suis mariée enceinte de sept mois. Une grossesse sans souci. Mon enfant devait naître fin octobre, finalement il a pointé le bout de son nez en avance le 5 octobre. Un bel accouchement rapide. Mais au moment de me retirer le placenta, j’ai fait une hémorragie. Malgré les tentatives pour l’arrêter, le gynécologue a pris la décision de me retirer l’utérus. Je ne vais pas épiloguer plus longtemps sur ce sujet toujours douloureux et incompréhensible aujourd’hui. Sachant que je ne pourrais plus avoir d’enfant naturellement et que les mères porteuses sont interdites en Suisse, nous avons pris rapidement la décision de nous tourner vers l’adoption. J’ai deux cousins adoptés en Inde dans ma famille, cela m’a semblé une évidence. Nous avons pris des renseignements rapidement et premier échec, il fallait quatre ans de mariage pour pouvoir commencer quoi que ce soit. Donc nous avons attendu pendant que notre fils grandissait. Nous avons ensuite commencé les démarches administratives en 2013. Nous avons dû participer à des séances d’information, puis choisir un pays et enfin passer par une association pour nous aider dans les démarches. Nous avons rempli un gros dossier (notaire, psychologue, finances, justice, service de l’enfance et de la jeunesse, traduction,...). Notre dossier enfin constitué et toutes nos séances validées, nous avons envoyé notre dossier en Thaïlande en décembre 2014. À partir de là, c’est l’attente du fameux coup de téléphone. Et au mois de juin 2017, nous l’avons enfin reçu ! Une petite fille de 2 ans nous attendait dans un orphelinat en Thaïlande. Coup de stress, en l’espace de deux semaines, nous avons dû organiser le voyage, l’hôtel, les déplacements à l’orphelinat, un traducteur français-thaï... Étant mon mari et moi enseignants, nous avons pu partir le 20 juillet avec notre fils pendant les vacances scolaires.

Nous avons profité de quatre jours de vacances puis, le 26 juillet, nous avions rendez-vous à l’orphelinat pour une première rencontre avec notre fille. Nous étions accompagnés d’un traducteur qui est venu nous chercher à l’hôtel. Un moment magique ! Une petite fille toute calme, sans sourire pour l’instant. Avoir notre fils avec nous a beaucoup aidés pour une première rencontre. Ils ont joué, nous avons pu lui donner à manger, visiter l’orphelinat. Nous sommes repartis sans elle et avions rendez-vous le lendemain pour l’emmener définitivement. Nous sommes restés à Bangkok jusqu’au 5 août. Mila était très calme, nous pouvions l’emmener partout, elle suivait. Les premiers sourires sont vite arrivés. Cependant, impossible pour mon mari de la porter, c’était uniquement moi. À l’orphelinat, il y a très peu d’hommes à part les jardiniers ou autres employés. Le retour à la maison s’est bien déroulé, chacun a dû reprendre ses marques et s’adapter à cette nouvelle situation. Mila a très vite appris le français. Aujourd’hui, trois ans […]

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