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L’adoption, comme chacun sait, ne se fait pas en un tour de main. Avant de tenir votre futur enfant dans vos bras, il va vous falloir prendre plusieurs rendez-vous, remplir des dossiers, définir votre projet, et, surtout, attendre… Avant de vous lancer dans vos démarches, il est bon d’écrire votre projet d’adoption. Où voulez-vous adopter ? En France ou à l’étranger ? Si c’est à l’étranger, dans quel(s) pays ? Quelle tranche d’âge visez-vous, quel est votre âge limite ? Êtes-vous ouvert.e aux profils particuliers (handicap, problèmes de santé, profil dit atypique…) ?

Les démarches

Tout d’abord, il vous faudra contacter le conseil général de votre département de résidence, même si vous souhaitez adopter à l’étranger. C’est par ce biais que vous pourrez ouvrir la procédure de demande d’adoption. Votre courrier vous permettra de vous présenter et de donner vos motivations. Vous recevrez assez rapidement une réponse (le délai varie selon les départements), et serez contactés par des travailleurs sociaux. Plusieurs rencontres avec eux seront nécessaires, ainsi qu’une visite médicale et des échanges avec un psychiatre. Tout ceci fait partie de la procédure administrative pour obtenir l’agrément nécessaire à l’adoption. Si tout cela peut être anxiogène, pas de panique, en réalité l’agrément est rarement refusé (et s’il l’est, il est toujours possible de faire appel). Il y a cependant certains éléments qui rendent compliquée son obtention, comme de gros problèmes de santé qui compromettraient la bonne prise en charge d’un enfant. Les rencontres que vous ferez lors de cette procédure servent aussi à déterminer votre profil, à comprendre vos attentes et à déterminer quel type d’enfant serait heureux dans votre famille. Vous serez donc amené à réfléchir à votre projet avec les travailleurs sociaux. Par exemple, seriez-vous prêts à adopter un enfant déjà relativement grand ? Êtes-vous ouvert à adopter un enfant qui a un physique très différent du vôtre ? Vous voyez-vous adopter un enfant dit « différent », qui est malade, souffre de troubles physiques et/ou mentaux, qui a un handicap ? Il n’y a pas de honte à dire non. Il s’agit simplement de reconnaître ce que vous souhaitez et ce que vous ne voulez pas, ou ce dont vous ne vous sentez pas capable. Après tout, le but d’une adoption est d’être heureux avec votre futur enfant, pas de vous lancer dans une entreprise qui ne vous correspond pas. Il est donc important, ici, d’être honnête avec vous-même et de vous laisser le temps de réfléchir à ce qui convient le mieux à votre famille, car un choix mal assumé aura des conséquences sur vous et sur l’enfant adopté.

L’attente, et la recherche

Votre dossier est maintenant constitué, et vous allez devoir vous armer de patience. Votre demande d’agrément passera en commission, et vous obtiendrez une réponse dans un délai de neuf mois. Cela dit, il y a souvent des retards qui allongent l’attente à un an. Enfin, une fois l’agrément délivré, vous allez pouvoir commencer vos […]

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