Âgées de 23 à 52 ans, les institutrices rencontrées interviennent pour certaines dans le secteur privé, d'autres dans le secteur public, d'autres encore ont souhaité s'affranchir et proposer une scolarité différente. Elles ont toutes en commun une grande joie à enseigner et accompagner leurs élèves. Aujourd'hui, nombre de parents remettent en question leurs compétences et/ou s'improvisent enseignants tant dans leurs jugements portés sur eux que dans leur attitude auprès de leurs enfants. Or les enseignantes interrogées sont unanimes : il n'y a qu'en travaillant main dans la main que l'enfant pourra grandir en confiance dans ses apprentissages.
  • Grandir Autrement : En tant qu'enseignante de la République, quels sont vos objectifs concernant vos élèves ? Candice : Que mes élèves aiment venir à l’école ! Clotilde : Qu’ils s’épanouissent au mieux pour devenir des citoyens éclairés dans leurs idées, ouverts aux autres, forts de fraternité et d’empathie, respectueux de l’endroit dans lequel ils vivent, participant à l’action citoyenne. Gaëlle : Mon objectif est d'accompagner chacun d'eux dans l'acquisition des compétences et attitudes indispensables pour vivre en société. Cela inclut la lecture comme le respect.
  • Que manquerait-il à votre formation pour favoriser l'accompagnement de la scolarité de vos élèves ? Est-ce que vous vous sentez obligée/coincée dans un système ? Marie-Pierre : Les enseignants sont recrutés grâce à leurs connaissances encyclopédiques et leurs savoirs pédagogiques. Ils suivent une formation axée sur le fonctionnement du groupe-classe, la mise en place de séquences pédagogiques. Ils construisent au fur et à mesure des années leurs propres outils. Ils apprennent leur métier d’enseignant. Mais comment aident-ils les enfants à apprendre leur métier d’élève ? Je ne trouve pas, dans cette manière d’agir, la place de l’élève. Comment laisser à chaque individu la place qui lui revient ? Maud : Je me sens prisonnière des programmes car ils ne reposent que sur des connaissances et des savoirs. Pour moi, si l'enfant n'est pas disponible émotionnellement, il ne peut accéder au savoir. Le plus important est leur épanouissement personnel, le chemin pour apprendre à se connaître, se comprendre et comprendre les autres. Ces thèmes-là sont absents du socle commun de compétences attendues... J'aimerais que l'école propose aux enfants des psychologues, des psychomotricien.ne.s, des ateliers d'empathie, des ateliers de relaxation, apprendre la concentration : finalement aider nos élèves à apprendre à apprendre et non vouloir absolument qu'ils aient une base de connaissances commune. Clotilde : Il y a trop de théorie, et pas assez de pratique, pas assez de prise en compte de notre humanité en tant que professeur. On nous assomme avec des cours théoriques et didactiques, mais en aucun cas on ne nous propose des cours de savoir-vivre, de savoir-être : gestion des émotions, gestion de […]

La suite de cet article est réservée aux abonné·e·s

Choisir une formule
d'abonnement
Je suis déjà
abonné·e

LAISSER UN COMMENTAIRE

Saisissez votre commentaire svp !
Saisir votre nom ici svp

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.