© Jenny Balmefrézol
La grossesse est souvent le début d’une multitude de recommandations concernant notre alimentation et celle de notre enfant à venir. Commence pour beaucoup d’entre nous un cycle anxiogène, on ne sait plus quoi avaler, et les maladies en « ose » (listériose, toxoplasmose) sont comme des spectres qui s’agitent au-dessus de nos têtes… Je pense que beaucoup d’entre nous ont entendu, lorsqu’elles partageaient sur leurs restrictions alimentaires avec les femmes plus âgées de leur entourage, qu’ « avant ce n’était pas aussi compliqué », qu’ « à l’époque on ne surveillait pas tout ça ». Sans nier qu’il est bon d’être au courant de certains risques concernant ce qu’on avale, il faut reconnaître que toutes ces recommandations qui nous tombent dessus pendant la grossesse ont un sacré côté anxiogène. D’autant que tout le monde n’est pas d’accord ! Certains seront partisans du fromage pasteurisé ou du fromage à pâte dure et maudiront le fromage à base de lait cru, d’autres expliqueront qu’au contraire, c’est la pasteurisation qui présente le plus de risque concernant la listeria, car quand la bactérie se développe, elle n’a aucune autre bactérie pour la contrer (contrairement aux fromages au lait cru)… Certains gynécologues (rares) conseilleront aux futures mères de manger ce qu’elles veulent, y compris des sushis, mais la plupart tendront consciencieusement la liste des aliments à proscrire. Quand j’étais enceinte de mon premier enfant, ma liste comportait d’autres recommandations, comme celle, par exemple, de nettoyer toutes les semaines l’intérieur de mon frigo à la javel (pour éviter la listériose et la salmonelle). Je vais être franche, je suis très loin de nettoyer mon frigo toutes les semaines et je n’avais pas envie de m’y mettre enceinte. Et l’idée de mettre de la javel là où j’entrepose mes aliments, tout ça en étant enceinte et en exposant donc mon bébé, ne m’enchantait pas vraiment. Bref, vous l’aurez compris, je n’ai pas suivi cette recommandation. En revanche, je dois avouer que pour mon premier enfant, j’ai été très sérieuse concernant le régime alimentaire : excepté pour le repas de Noël où j’ai eu l’audace de prendre un morceau de fromage à pâte molle qui n’était pas pasteurisé.

Le risque zéro n’existe pas

Puis j’ai eu d’autres enfants et chaque grossesse m’a apporté plus de détente concernant mon alimentation. Pour ma deuxième grossesse, j’ai fait vaguement attention sur certaines choses, pas du tout sur d’autres. Pour ma troisième grossesse, j’ai mangé tout à fait normalement. Et j’ai été bien plus détendue que lors de ma première grossesse, où je m’efforçais pourtant de ne prendre aucun risque ! Mais c’est bien le problème, le risque zéro n’existe pas. Alors évidemment, ce ne serait vraiment pas mettre la chance de son côté que de manger des fruits de mer pas frais. Il faut un minimum de bon sens. Mais si on mange des aliments frais, bien lavés, et de bonne qualité, on a certes toujours un risque d’attraper une maladie, mais pas plus que de se faire renverser par un bus en sortant de chez soi…

Nouvel […]

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