Les châtiments corporels sont proscrits par la loi en Espagne, depuis décembre 2007. Le Congrès a éliminé du code civil deux articles qui légitimaient les parents et tuteurs à "corriger raisonnablement et modérément" les enfants. Cette modification légale est incluse comme disposition additionnelle au projet de loi d'adoption internationale. Interdire les châtiments corporels ne veut pas dire engager des poursuites contre les parents où les culpabiliser : il s'agirait plutôt de proposer des solutions alternatives viables à la discipline axée sur la violence et de promouvoir une image parentale positive. Les défenseurs de cette loi prônent une éducation sans violence dans un environnement respectueux des droits fondamentaux des enfants et de l’intégrité physique et psychologique de chacun. Cependant, et malgré cette évolution, qui va dans le bon sens, les châtiments corporels demeurent légaux dans la mentalité collective et sont encore considérés comme une forme acceptable de « discipline », en particulier à la maison. Selon une étude effectuée en 2006 par le centre de recherches sociologiques, 60 % des Espagnols approuvent les châtiments corporels modérés et soutiennent que la fessée est une façon d’éduquer les enfants.
L’Espagne rejoint donc les 17 pays européens qui interdisent le recours à la tape, fessée ou gifle, dans leurs textes de loi. Dans le cadre de la campagne de sensibilisation lancée en 2008, le conseil de l’Europe met à disposition des familles et professionnels un manuel de questions/réponses, une brochure d’information et une nouvelle édition de l’ouvrage « L'abolition des châtiments corporels - Un impératif pour les droits de l'enfant en Europe ».
Pour en savoir plus : Site du conseil de l'Europe
